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Actualité : L'ASN favorable à l'enfouissement profond, sous conditions (BURE) 902


L'ASN reconnaît des progrès dans le projet de stockage souterrain des déchets nucléaires Cigéo, mais elle exige une option plus sûre pour stocker les colis radioactifs anciens piégés dans des bitumes qui représentent 20% du volume.


Le stockage des déchets radioactifs les plus dangeureux à proximité du village de Bure, dans la Meuse, est une bonne option, mais... Ainsi pourrait se résumer l'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le gendarme du secteur, qui a examiné le projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) visant à enterrer les déchets nucléaires de moyenne activité à vie longue et les déchets hautement radioactifs dans une grotte artificielle, à 500 mètres de profondeur.

«Cigéo a atteint dans son ensemble une maturité technique satisfaisante au stade du dossier d'options de sûreté», explique l'ASN dans un communiqué. Mais le gendarme français du nucléaire, après avoir été aidé dans son avis par les ingénieurs de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), son bras technique, et par des experts de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), émet des réserves. «Les principaux compléments demandés portent sur la justification de l'architecture de stockage, le dimensionnement de l'installation pour résister aux aléas naturels, la surveillance de l'installation et la gestion des situations post-accidentelles», précise le communiqué de l'ASN.

40.000 fûts coulés dans des bitumes

Surtout, 40.000 colis de déchets nucléaires coulés dans une matrice de bitume (une pratique courante jusque dans les années 1990) posent un risque d'incendie. Ces colis, qui représentent environ 20% du volume des déchets à enterrer, ne pourront pas être stockés en l'état. De ce fait, le dossier d'option de sûreté doit proposer des solutions «avant la demande d'autorisation que l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, l'organisme en charge du projet Cigéo, NDLR) prévoit de déposer en 2019».

Plusieurs solutions sont envisageables: traiter les fûts de déchets en surface pour éviter qu'ils ne prennent feu quand ils seront enterrés. Sinon, il faudra repenser le conditionnement de ces déchets. Ou encore, si aucune solution satisfaisante n'est trouvée, il faudrait les exclure du projet d'enfouissement de stockage de déchets, pour ne pas rater le créneau prévu pour la demande d'autorisation du site, dans un peu plus d'un an. «Si ce sujet n'est pas traité de manière satisfaisante, le stockage de ces déchets ne sera pas autorisé par l'ASN», prévient le président de l'autorité Pierre-Franck Chevet, dans un entretien au Monde. Mais est-ce que Cigéo serait viable, s'il fallait trouver une autre solution pour un cinquième des colis radioactifs?

Source de l'info

Information relative "Avis n° 2018-AV-0300 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 11 janvier 2018" :

Avis n°2018-Projet Cigéo.pdf

 


SafetySafety Publié le : Mardi 16 janvier 2018 @ 13:29:08